Les sirènes

Les sirènes
Présentes dans les mythologies, les sirènes occupent une place privilégiée dans notre imaginaire. Figures étranges et fatales de l'éternel féminin, elles ont quitté le monde des dieux pour s'associer à jamais au monde de la mer.

Filles de Melpomène, la muse du chant et de la tragédie, et Achéloos (fils d'Océanos et de Téthys), génies de la séduction, de la mort et de la musique funèbre, les sirènes sont représentées d'abord sur les tombes égyptiennes, avec une tête et des pieds de femme, mais avec un corps et des ailes d'oiseaux, puis, plus tardivement, sous forme de poisson, avec une tête et une poitrine de femme qui émergent d'une rutilante queue d'écailles. Queue de poisson qui symbolise une sorte de serpent et qui fait d'elle un véritable démon femelle. Femme-oiseau, la sirène symbolisait las âmes des morts au moment de leur séparation d'avec le corps. Les sirènes tirent leur nom de grec " seirazein " qui signifie " attacher avec une corde ". Les sirènes chantent la mer, d'une voix captivante héritée de leur mère, accompagnées d'une lyre ou d'une double flûte, afin de charmer les malheureux marins privés de femmes depuis trop longtemps, de les attirer sur les écueils et de les dévorer. Néanmoins, elles sont créatures vulnérables puisqu'un ancien oracle leur à prédit un jour qu'elles n'existeraient que tant qu'elles réussiraient à charmer les navigateurs, et qu'elles périraient le jour où l'un d'eux leur résisterait.
Orphée fut le premier à leur résister grâce à la supériorité de sa lyre. Et les sirènes se seraient suicidées après cet échec.
Symbole de passion charnelle et de désir sexuel, la sirène est en réalité un monstre anthropophage comme nombre de monstres marins.
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 07:28

Arès

Arès
Ares était le dieu de la guerre et de la violence ; il avait pour attributs la lance et l'épée. Autour de lui, l'imagination populaire voyait tout un cortège allégorique : Eris (la Discorde), Deimos (la Crainte) et Phobos (l'Epouvante), Enyo et les Kères (divinités du meurtre et de la mort violente).
On le disait fils de Zeus et de Héra. Il remplissait l'Olympe du bruit de ses querelles, ennemi surtout d'Héraclès et d'Athéna. Un jour, il fut enchaîné par les Géants Aloades, et délivré par Hermès. Il ne vivait en bonne intelligence qu'avec Aphrodite qu'il venait voir la nuit de peur que Phoebus qui voit tout, rapporte la chose à Héphaïstos époux légitime d'Aphrodite. Pour quitter la chambre avant le lever du soleil, il postait devant la porte un jeune éphèbe du nom d'Alectryon qui devait l'en avertir. Malheureusement un matin ce dernier oublia la consigne et comme le conte l'Odyssée, les deux amants, furent surpris par Héphaïstos, qui les enferma dans un filet et les exposa ainsi à la risée des Immortels exception faite des déesses qui ne voulurent pas désobliger Aphrodite. Ce n'est qu à la demande de Zeus qu'Héphaïstos les relâcha. Aphrodite s'enfuit honteuse dans l' île de Chypre tandis qu'Arès s'en alla en Thrace non sans avoir transformé l'infortuné Alectryon en coq et en le condamnant à avertir pour l'éternité de l'arrivée du soleil.
En somme, le cycle d'Arès était pauvre. C'est parce qu'il n'a jamais été très populaire en Grèce.
Ses temples étaient plutôt rares, et peu fréquentés. Les Athéniens lui avaient consacré le rocher de l'Aréopage.
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 07:48

Artemis

Artemis
Artémis
Appelée Diane par les Romains, Artémis est la fille de Zeus et de Léto. Elle naquit dans l'île de Délos le même jour qu' Apollon, son frère jumeau, auquel elle emprunte bien souvent les traits de caractères et les attributs. Armée de flèches, elle tue impitoyablement ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont osé insulter sa personne divine et celle de sa mère, notamment les enfants de Niobé, et Orion, qui avait tenté de la séduire. D'une manière générale, elle responsable des morts soudaines : ses flèches sont toujours précises, foudroyantes de rapidité et mortelles ; comme Apollon, elle se trouve aux côtés des Troyens contre les Grecs et oblige Agamemnon, coupable de s'être vanté de la surpasser au tir à l'arc, à sacrifier Iphigénie, qu'elle sauve à la dernière extrémité.
Belle, chaste et vierge, ombrageuse et jalouse de ses talents de chasseresse, elle punit Actéon, qui prétendit la surpasser, en le transformant en cerf et le faisant dévorer par ses chiens. Dans le monde antique, on connaît toutefois plusieurs Artémis. Ainsi, en Tauride, on adorait une Artémis, cruelle déesse montée sur un char traîné par deux taureaux. Elle portait un flambeau à la main, et son front était surmonté d'un croissant de lune. On lui sacrifiait les étrangers ; Oreste, grâce à sa soeur Iphigénie, put s'enfuir et échapper à cette sauvage coutume. Une autre Artémis, celle d'Éphèse, diffère de la déesse traditionnelle : en effet, loin de se refuser à l'amour, elle s'y livre sans retenue et nourrit, grâce à ses multiples mamelles gonflées de lait, les hommes et la Terre. Cependant, malgré toutes ces confusions, l'Artémis grecque demeure la chasseresse et la chaste, et c'est sous ces traits et ces attributs qu'elle figure dans la plupart des légendes.
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 08:17

Les Titans dans la mythologie Grecque

Les Titans dans la mythologie Grecque
Les fils et les filles d'Ouranos et de Gaia habitaient les demeures des cieux. Ils étaient douze : six fils, Océan, Coeos, Crios, Hypérion, Japet, Cronos ; et six filles, Téthys, Théia, Thémis, Mnémosyme, Phoebé et Rhéa, qui portaient le nom général de Titanides. Indignés qu'Ouranos voulût les précipiter dans le Tartare, ils se révoltèrent, mutilèrent leur père et régnèrent à sa place. Le dernier d'entre eux, Cronos, dévora ses enfants, car il craignait qu'ils ne lui ravissent le trône. Mais le plus jeune de ses fils, Zeus, miraculeusement échappé à cet série d'infanticides, avec le secours de sa mère Rhéa, lui donna un breuvage pour lui faire vomir ses frères et soeurs. Avec leur aide; le dieu entra en lutte contre les Titans, qui s'armèrent de gigantesques rochers arrachés aux montagnes et se postèrent en Thessalie sur le mont Othrys, tandis que les enfants de Cronos s'établissaient sur l'Olympe. La lutte, le Titanomachie, fut effrayante et à la dimension des belligérants. Mais Zeus réussit à s'assurer la victoire grâce aux concours des Cyclopes forgeurs de foudre et des Héchatonchires ; les vaincus furent précipités au fond du Tartare. Cependant, la victoire n'était pas définitivement acquise. Certains Titans, tels Mnémosyme et Japet, s'étaient bien ralliés à la cause de Zeus ; mais d'autre monstres, les Géants et Typhon, s'apprêtaient à donner l'assaut contre l'Olympe.
On donne diverses interprétations de ce combat. Il semble que le Thessalie ait été une contrée soumise, en un temps fort éloigné, à des bouleversements géologiques dont des témoins auraient rapporté les terribles effets. La tradition se serait ensuite emparée de ce récits pour en faire un mythe.
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 08:24

Gaîa ou terra pour les Romains

Gaîa ou terra pour les Romains
Gaïa ou Terra est la personnification de la Terre-Mère et fille de Chaos. Elle était la mère et la femme du Ciel-Père, Ouranos. Ils étaient les parents des premières créatures vivantes, les Titans, les Cyclopes, et les géants aux cent bras, les Hécatonchires. Ouranos, qui craignait et haïssait ces monstres bien qu'ils soient ses enfants, les emprisonna dans un endroit secret, laissant les Cyclopes et les Titans en liberté. Gaïa, persuada alors son fils, le Titan Cronos, de renverser son père. Il émascula Ouranos et, du sang qui jaillit, Gaïa engendra une autre race de monstres géants et les trois déesses vengeresses, les Érinyes. Son dernier et plus terrible enfant fut Typhon, un monstre à cent têtes, qui, bien que vaincu par le dieu Zeus, était supposé vomir les flots de lave du mont Etna.
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 08:46